CONSIGNES & MEMO
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CONSIGNES & MEMO
Chers amis et donateurs,
Nous vous informons que les produits collectés au cours des mois de mars et avril viennent d’être livrés à l’association Franco-Ukrainienne de Nice (Voir le diaporama complet de cette livraison sur le site de l'association Place Publique de Cogolin.
Dès mardi prochain 21 mai, nous irons récupérer une nouvelle et importante dotation de matériel médical donné par l’association Pharmacie Humanitaire International pour le transporter à Nice.
L’ensemble de ces matériels médicaux sera très vite acheminé par l’association Franco-Ukrainienne vers des hôpitaux et postes de secours situés à proximité des zones de combats.
Nous devons continuer à aider les Ukrainiens de toutes nos forces. Notre collecte de dons financiers, de matériel médical, de produits de soins et de vêtements continue à la même adresse, 130 avenue de la Giscle, 83310 Cogolin.
Contact 06 28 60 62 40.
Nous vous donnons également rendez-vous le vendredi 24 mai à 20H30 au cinéma du Carré Gaumont de Sainte-Maxime pour assister à la projection du film "20 jours à Marioupol".
Merci
Les dons de vêtements sont donc à nouveau demandés...
Une commission ad hoc (Bernard, Jean-François, Gérard T, Rosario) a été mise en place au sein du Conseil d'Administration pour étudier les différentes solutions envisageables : site web ? réseaux sociaux ? vidéo de présentation ?
Le présent Blog constitue une première proposition de maquette, et surtout un lieu d'échange et de réflexion sur les travaux qui seront réalisés par ce groupe de travail.
Les réflexions de ce groupe de travail, portant sur le contenu et les aspects techniques de la création du site internet et/ou du blog sont retracés dans la page TEST du présent blog.
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Voici le compte rendu de notre dernière maraude organisée par Françoise :
Merci pour vos dons en nature ou espèces qui nous ont permis d'assurer cette nouvelle maraude du 4 Mai. Nous sommes partis de Fayence avec trois véhicules remplis à ras bord.
Soixante-dix délicieux repas ont été distribués durant plus d'une heure lors de cette maraude plutôt calme, à peine perturbée par un rodéo urbain organisé sur le parking d'à côté et quelques personnes " égarées " par l'alcool qui ont défilé parmi tant d'autres, dans le calme devant les tables sans rubalises...
Un test qui a plutôt bien fonctionné puisque la plupart connaissent le fonctionnement de la distribution.
Nous étions 12 derrière celles-ci à les accueillir ( dont 3 nouvelles, Irène, et deux étudiantes de Menton : Mara et Émilia ) et à leur offrir le repas, le sac de victuailles, les produits d'hygiène, des vêtements et couvertures. Visages fermés pour certains, mais surtout des souriants devant tant de choses offertes.
On a soigné à coup de Biafine un gros coup de soleil d'un Français (?), un peu perdu, qui s'était endormi sur la plage ce jour-là. Il a été heureux d'apprendre que tous les soirs un repas était servi sur ce parking.
Rosario a pu jouer au pharmacien sans frontière en allant à la pharmacie à la place d'un jeune Marocain, à qui on refusait de lui donner son traitement contre l'épilepsie sur ordonnance.. pourtant hautement nécessaire pour lui éviter des crises et des chutes qu'il avait déjà eues et qui l'avaient blessé à l'arrière de sa tête.. Grâce à Shara qui y a pensé, c'est lui qui a hérité discrètement à la fin de la maraude du vélo reçu le matin même à la collecte. Heureux qu'il était pour tout ceci ! Il souhaitait maintenant retourner au Maroc.
Il y avait une grosse présence policière en tenue et en civil ( ces derniers, même de loin, ne sont pas très rigolos ) comme maintenant tous les soirs ... et qui ont regardé sans intervenir une bagarre en dessous du pont qui s'est heureusement terminée comme toujours grâce à deux réfugiés "négociateurs".
Merci à toutes ces belles équipes du jour et de la nuit, et surtout aux nouvelles maraudeuses qui se sont bien vite adaptées à notre folle équipe du samedi soir.
Voici le témoignage de Martine :
Une maraude très tranquille puisque peu de migrants ... donc le temps d'échanger avec eux un peu plus ... Par contre, je les ai trouvés plus abîmés ... Est-ce la pluie qui les fatigue ou est-ce que les plus en forme ont trouvé le moyen soit de travailler (à bas prix et au noir), soit ont réussi à quitter cette frontière ? Encore bravo à tous pour une organisation sans faille qui permet de faire cette distribution dans un grand respect des personnes.
Et celui de Félix :
Elle attend, seule au milieu du parking du cimetière. Chaque soir, elle est là depuis deux mois. Elle est debout, appuyée contre sa valise roulante, un sac de voyage serré entre ses pieds. Elle se tient bien droite, digne, impassible. Quand on s’adresse à elle, ses yeux s’illuminent un peu, elle lâche deux mots en italien. Elle est d’ailleurs, on ne sait pas d’où, on dirait qu’elle attend un train. Elle a le regard perdu au loin, elle espère.
Les deux amis avancent tranquillement dans la file d’attente. L’un a une main posée sur l’épaule de l’autre. Ils sont venus ensemble d’un douar de la région de Casablanca. « Vous êtes amis, vous avez fait la route ensemble ? ». Ils sourient tous deux, on sent leur complicité, leur confiance. L’un est aveugle et l’autre le guide. Pas après pas, un obstacle devant l’autre. Ils iront ensemble jusqu’au bout de leur rêve.
Le vieux a une gueule de routard, peau cramée par le soleil, le froid aussi. Il vit dehors depuis des lustres, sa barbe blanche mange son visage. Il me parle dans un patois de français et d’italien, il a la voix forte d’un type qui n’a pas peur. Deux gars se battent sous le viaduc à cent mètres, on entend leurs cris, on devine leur empoignade, un homme s’interpose, les calme, semble-t-il. Le routard me rassure : « C’est comme ça tous les soirs, ils ont trop bu. J’étais comme ça, je faisais des bêtises, je buvais, je volais. Maintenant, c’est fini, je suis un homme tranquille. Je veux m’en sortir. »
Hossine vient de Nador sur la côte méditerranéenne du Maroc. Il est parti de chez lui il y a trois ans. Deux années à Lyon dans la restauration. Un emploi précaire ˝sans papier˝ dans lequel il se plaisait et faisait peut-être excellence, il est un garçon très sympathique. Mais voilà, pas de papier : OQTF, Obligation de Quitter le Territoire Français, retour à la case départ en Italie, pays d’arrivée en Europe. Il dort sous une tente à l’abri du Viaduc dans la jungle au bord de la Roya. « C’est très dur, je suis toujours obligé de surveiller. Je suis malade » Il me montre son pansement à la tête, il est tombé, il fait des crises d’épilepsie -il se soigne depuis 15 ans- il n’a plus de médicaments. Je lui parle de Caritas, de Médecins du Monde. Il me montre son dossier médical, l’ordonnance délivrée par les médecins de Caritas. Les pharmaciens ont refusé de lui donner le médicament. C’est insupportable. Rosario part en urgence en quête d’une pharmacie encore ouverte. Après négociation, il revient avec le précieux médicament. Hossine s’illumine. On lui donne le vélo amené à tout hasard par Shara. On voudrait pouvoir lui attribuer une AVLE, une Autorisation de Vivre Librement en Europe.
Et celui de Bernard :
Il n'est pas fréquent de voir l'armée nous accueillir lors de notre arrivée au parking de Vintimille ! Entre ces militaires avec tout leur barda, et les habituels policiers, nous étions plus nombreux que les rares migrants qui nous y attendaient. L'ambiance était d'autant plus étrange que se déroulait dans le quartier comme une course poursuite et c'est dans le vrombissement de véhicules qui s'entrainaient pour une compétition automobile que nous avons installé le dispositif de la distribution.
Pendant ce temps, puis tout au long de la soirée, les migrants sont arrivés au compte gouttes, mais au final nous avons distribués près de 70 repas et failli manquer de contenants pour distribuer les repas chauds ; mais grâce à l'ingéniosité de nos bénévoles, ce problème fut rapidement surmonté !
Un migrant, d'origine japonaise et complètement tatoué, attirait le regard, car il s'est installé, très digne, sur un grand tapis et, s'entourant de coussins, s'appropria les lieux comme s'il était chez lui. Il semblait suivre un rituel tant ses gestes étaient méticuleux, mangeant avec précaution les quelques vivres que nous lui avions données.
Un autre, habillé tout en vert et portant une casquette blanche, traversait sans arrêt le parking en discutant avec son téléphone. Son comportement paraissait étrange, et il n'est pas certain qu'il y avait véritablement quelqu'un au bout du fil.
J'ai longuement discuté avec un monsieur assez âgé, qui avait rangé son vélo à côté du véhicule à partir duquel je distribuais les couvertures. Il avait mis de la musique et cela mettait un peu d'ambiance, et c'est comme cela qu'on a discuté et sympathisé. " Tu comprends, tu comprends .. " me dit-il constamment. En fait, il parlait un mélange de français et d'italien et je ne comprenais peut être qu'une phrase sur deux ou trois. Mais suffisamment pour savoir qu'il parlait de la situation terrible sous le pont, des trafics de drogues ou de cigarettes, du comportements agressif de certains sous l'emprise de la drogue ou de l'alcool, parfois même en ville devant une boulangerie ... Ses propos faisaient alors écho aux vociférations, plutôt que des bagarres, qui provenaient au même moment de sous le pont.
La distribution de couvertures a eu beaucoup de succès, chacun pouvant prendre le temps de voir ce qui était disponible et de choisir celle qui lui convenait. Un jeune marocain a ainsi pu notamment remplir un grand sac rouge et jaune, de belle facture et quasiment neuf, de plusieurs articles. Il était accompagné d'un autre jeune homme, qui ne le quittait pas, et dont Félix nous a appris plus tard qu'il était malvoyant. Le premier s'occupait du second comme s'il s'agissait de son frère, avec la délicatesse et la gentillesse d'une mère.
Vous trouverez aussi le compte rendu de Shara sur le site:
https://www.gofundme.com/pays-de-fayence-solidaire-charity-appeal
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Bonjour à toutes et tous,
La prochaine collecte et maraude aura lieu le samedi 1° Juin 2024, organisée par Shara Quartermaine.
Si vous souhaitez participer à la collecte ou à la distribution à Vintimille (pour laquelle il faut être adhérent pour une question d'assurance), merci de la contacter si possible avant le 15 Mai, à l'adresse suivante : Shara Quatermaine
Pour cette prochaine maraude, veuillez noter :
Il faut que vous sachiez que si vous désirez vous joindre à une maraude, vous êtes les bienvenus !
Nous nous efforçons d'emmener chaque fois de nouvelles personnes, afin que le plus grand nombre puisse se rendre compte de la situation des migrants.
Il n'est pas nécessaire de venir à chaque maraude ; vous pouvez venir une seule fois, si vous le désirez. Il vous suffit pour cela de signaler votre souhait à paysdefayencesolidaire@orange.fr pour l'une des maraudes dont les dates figurent ci-après :
29 juin
27 juillet
24 août
21 septembre
19 octobre
Pour pouvoir organiser ces maraudes dans les meilleures conditions possibles, merci de nous faire savoir votre souhait de participer à une maraude au plus tard quinze jours avant celle-ci.